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<title>Histoire et vérités - nietzsche</title>
<description>Textes historiques, littéraires et sociologiques</description>
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<title>Morale de la vie</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Cadichon)</author>
<category>Nietzsche</category>
<pubDate>Tue, 15 Aug 2006 14:30:00 +0200</pubDate>
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Pour Nietzsche &quot;Toute morale est une tyrannie qui s'exerce contre la &quot;nature&quot; et contre la &quot;raison&quot;. (...) Ce qui fait le caractère essentiel et inappréciable de toute morale, c'est d'être une longue contrainte.&quot; La morale est contraignante et Nietzsche s'en félicite. Ce n'est pas le reproche que je fais à la morale. &lt;br /&gt;L'aspect insupportable de la morale est qu'elle a été créée la plupart du temps pour s'opposer à la vérité. L'antiracisme que j'ai vilipendé est là pour nier l'existence des peuples et des différences culturelles. Cette morale a pour but de nous faire croire que la fraternité cosmique est plus importante que l'existence des nations. Bref un mensonge énorme qui ne tient pas si on l'examine un tant soi peu. &lt;br /&gt;L'expérience de la vie aidant, nous sommes presque toujours obligés de constater que la morale que l'on nous a imposé, était une théorie abstraite placée là pour nous masquer au moins une vérité. Le mensonge de la morale est permanent même s'il change de discours selon l'époque. Autrefois le sexe était le péché, présenté comme l'ennemi de l'humanité et de la vertu, chose que nous savons tous faux. &lt;br /&gt;Maintenant le racisme est décrit comme le seul mal à combattre, tout cela pour masquer les vrais problèmes se posant à la France: le libéralisme intégral et destructeur, la perte de souveraineté. Ne l'oubliez pas: la plupart des théories morales sont là simplement pour nous masquer la vérité. &lt;br /&gt;Par ailleurs Nietzsche reproche aux théories morales d'être des ennemies de la vie et de la passion car elles généralisent là où il ne le faut pas. Ce qui est bon pour l'être commun ne saurait être valable pour le surhomme. Effectivement la morale est parfois là simplement pour nous empêcher d'aimer la vie, de goûter au plaisir total car la morale se méfie de tout plaisir où elle devine de la perdition. &lt;br /&gt;Je l'ai dit et je le répète, le puritanisme est une forme abjecte de morale, de refus du plaisir quotidien. Nombre de plaisirs sont innocents car ils ne font de mal à personne (la bonne chère, les blagues que l'on se raconte entre amis). Prétendre qu'il faut souffrir et s'ennuyer simplement pour mériter un paradis hypothétique c'est avoir une bien mauvaise image de Dieu. Cornelius Jansen ne sera jamais mon modèle. Le refus de la vie est un écueil dans lequel il faut mieux éviter de tomber. C'est une façon encore plus pernicieuse que le péché frénétique, de trahir Dieu. Car comme l'a si bien écrit Marcel Jouhandeau à qui on ne fera pas l'injure de ne pas être chrétien &quot;Mieux vaut mourir en bon vivant que vivre de mortification.&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadichon
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<title>Jeunesse</title>
<link>http://histoireetverites.hautetfort.com/archive/2006/07/25/jeunesse.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Cadichon)</author>
<category>Nietzsche</category>
<pubDate>Tue, 25 Jul 2006 22:25:00 +0200</pubDate>
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Dans &quot;Par delà bien et mal&quot; Nietzsche écrit &quot;Quand on est jeune on révère et on méprise sans rien connaître de cet art de la nuance. (...) En soi déjà la jeunesse est quelque chose qui dénature et qui trompe. Plus tard quand la jeune âme, à force de déceptions cuisantes, finit par se retourner soupçonneusement contre elle, impétueuse et farouche jusque dans sa méfiance et dans ses remords, comme elle s'en prend à elle-même, avec quelle fureur elle se déchire et se venge de son long aveuglement, comme s'il avait été volontaire! (...) On prend parti radicalement contre la &quot;jeunesse&quot;. Dix ans se passent et on comprend que tout cela était encore...de la jeunesse.&quot;&lt;br /&gt;Bref Nietzsche avait vu poindre l'imperfection de la jeunesse et le danger qu'il y avait à l'idéaliser mais aussi celui de la condamner. Le jeunisme est une doctrine qui consiste à croire que le jeune est sage car il est impétueux ce qui est inepte tant ces deux valeurs ne peuvent que s'opposer. D'un autre côté reprocher aux jeunes leur enthousiasme serait une aberration sans nom. &lt;br /&gt;La jeunesse doit vivre mais elle doit savoir écouter la vieillesse. Mais pour cela il ne faut pas que le mot vieux soit considéré comme péjoratif voire comme une insulte. Lorsqu'une idée est vieille, cela veut dire qu'elle a su faire son chemin et donc qu'elle ne doit pas être si mauvaise, vu qu'elle a survécu à toutes les attaques qu'elle a subies. De même quand une idée est jeune elle a certes de la fraîcheur, de l'innocence, elle n'a pas encore fait de mal. Mais elle doit s'affiner pour se vérifier bonne, applicable, juste, utile à la société. Sa véracité se vérifiera par l'âge et non par sa jeunesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadichon
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<title>Souffrance nécessaire</title>
<link>http://histoireetverites.hautetfort.com/archive/2006/06/09/souffrance-necessaire.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Cadichon)</author>
<category>Nietzsche</category>
<pubDate>Sun, 25 Jun 2006 00:25:00 +0200</pubDate>
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Dans &quot;Par delà bien et mal&quot;, Nietzsche fait l'apologie de la souffrance et répond à ceux qui veulent l'abolir (bref aux épicuriens): &quot;Vous voulez abolir la souffrance dans la mesure du possible et il n'y a pas de plus folle ambition. (....) Le bien-être tel que vous le concevez n'est pas un but, c'est à nos yeux un terme. (...) La culture de la souffrance, de la grande souffrance, ne savez-vous pas que c'est là l'unique cause des dépassements de l'homme?&quot; &lt;br /&gt;Et oui la fin de la souffrance, c'est la fin de l'histoire voire celle de l'homme. Festivus, festivus comme dirait Muray qui se navre que l'homme moderne se vautre dans un néo-hédonisme, néo car sans souffrance, sans conséquence des actes. Le vrai hédonisme est de droite à l'inverse de la doctrine épicurienne qui est de gauche. &lt;br /&gt;Et non un hédonisme qui est devenu un mélange constant d'eros et de thanatos. Pour illustrer cela je ne vois pas de meilleur exemple que le film navrant &quot;Basic instinct&quot; succès interplanétaire basé sur un suspens éventé rapidement pour n'importe quel spectateur averti (ce qui n'empêche pas Jean Saada d'y voir du grand Nietzsche dans ce polar même pas sulfureux mais Jean a l'excuse d'être follement amoureux de Sharon Stone). L'hédonisme joint à Epicure et au thanatos, cela n'a aucun sens. Les trois ne peuvent aller ensemble sans créer quelque chose de nouveau que l'on ne saurait définir et qui peut avoir des conséquences terribles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cadichon
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