jeudi, 19 juin 2008

Adieu Cyd!

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Jour de deuil aujourd'hui puisqu'est morte Tulle enice Finklea plus connue sous le nom de Cyd Charisse: l'une des plus grandes danseuses du 20ème siècle.
Même si le triomphe de Cyd ne coincide pas avec l'âge d'or de la comédie musicale: cet âge d'or datant d'avant guerre avec d'une part les Ginger Rogers/Fred Astaire et d'autre part les films de Bubsy Berkeley aux décors et chorégraphies inégalées, elle marqua indiscutablement le genre.

Hier soir France 3 lui rendit hommage avec "Chantons sous la pluie": une erreur à mon avis même si le film est évidemment très bon, parce qu'elle n'y a qu'une scène de vamp silencieuse, les rôles vedettes étant pris par Gene Kelly, Donal O'Connor et Debbie Reynolds.

"Tous en scène" (The band wagon) eut été un bien meilleur choix. Signalons qu'elle n'a jamais chanté. Et oui la plus grande danseuse d'Hollywood  avait une voix de casserole.



Salut Cyd, on fera connaissance au paradis et je te dirai tu par respect. 

mercredi, 21 novembre 2007

Super Adriana

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Ce soir sur M6 se dessine un téléfilm à ne pas rater "Adriana et moi". La bande annonce montre le mannequin courageux refusant au péril de sa vie d'aller défiler pour des vêtements fabriqués dans un pays du tiers Monde. Le mannequin va vivre une histoire d'amour en rencontrant un fleuriste qui élève courageusement seul son garçon (ah faute de goût, pour prétendre à un prix il fallait une petite fille ou que le garçon soit au moins homosexuel ou militant d'une cause humanitaire).
Vous ricanez devant ce téléfilm? Vous ne rirez pas longtemps, bientôt ce sera la seule forme d'art tolérée.
Certains objecteront qu'Adriana est belle. Hé, il est rare que le diable ne soit pas séduisant.

Cadichon

Ps: j'ai choisi une photo peu dénudée d'Adriana parce que le web en contient suffisament comme ça.

lundi, 06 août 2007

Décès cinématographiques

Des trois décès cinématographiques survenus la semaine dernière, on parlé surtout de celui de Michel Serrault. S'il fut un excellent acteur et de surcroît un homme respectable, ce qui n'est pas donné à tout le monde, il est à mes yeux, moins important que les deux autres. Mais proximité oblige.
Prenons d'abord Ingmar Bergman immense metteur en scène mais dont l'oeuvre est une profanation consciente du christianisme, une destruction systématique du sacré. Je préfère encore un Gurdjieff qui profane par ignorance ou par idiotie, incapable de distinguer ce qui peut être révélé à un non-initié de ce qui doit lui être caché.
Chez Bergmann pas de nuance, on piétine la mort («Cris et chuchotements»), on vénère l'adultère («Sourires d'une nuit d'été» où une jeune mariée perd sa virginité avec un autre homme que son mari), on pactise avec le Diable («Le septième sceau» où on emprunte au merveilleux de «Le songe d'une nuit d'été» pour mieux piétiner la foi.). La première fois que j'avais vu «Le septième sceau», j'avais été terriblement troublé. La deuxième fois j'y ai vu une oeuvre sans souffle. Je me demande où est le vrai: une oeuvre sataniste sans souffle, est-ce possible?
Quant à Antonioni, il est le moins italien des metteurs en scène venant d'Italie. Autant Fellini, De Sica, Visconti et même Risi et Rosi, ne peuvent se départir de leur origine (mais essayent-ils de le le faire?), autant Antonioni est presque gêné par cette langue. Il n'est donc finalement pas surprenant que son oeuvre la plus aboutie, ait été tournée à Londres en langue anglaise. «Blow up», quarante ans après, a conservé tout son charme. Sa lenteur poétique sert habilement son scénario. La scène du décryptage de la photo (qui dure bien dix minutes) par David Hemmings a inspiré plusieurs metteurs en scène (Brian de Palma dans «Blow out» hommage avoué et Dario Argento dans toute son oeuvre: notamment avec David Hemmings qui reprendra un rôle équivalent dans «Les frissons de l'angoisse»). Le reste de ses films, n'a jamais atteint ce niveau: «L'aventura» préocupation de gosses de riches, «Identification d'une femme» faux polar ennuyeux au possible, ne valent pas leur bonne réputation. Mais bon un chef-d'oeuvre, c'est déjà pas si mal.

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Cadichon

samedi, 14 octobre 2006

Audrey Hepburn

Suite à un commentaire sur un autre blog, je me vois obligé (mais avec plaisir) d'écrire sur feu Audrey Hepburn.

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Audrey Hepburn aux côtés de Colette, quand elle répétait "Gigi".

Parmi toutes les actrices que j'ai appréciées, l'un est au dessus de toutes c'est la sublime Audrey Hepburn. Par son charme et par sa beauté et aussi par son talent, elle est rentrée avec fracas dans l'histoire du cinéma. Si l'on ne compte que les chefs-d'oeuvre: "My fair lady" fabuleuse comédie musicale par son scénario plus que par sa musique, "Diamants sur canapé" sorte d'anti "Pretty woman" avant l'heure, "Drôle de frimousse" deux merveilleuses comédies pétillantes, "Voyage à deux" et "Deux têtes folles" qui redéfinirent la construction d'un film, "Seule dans la nuit" film terrifiant où on ne doute pas un instant de la cécité d'Audrey et "Charade" éblouissant suspense mâtiné d'un jeu de cache-cache entretenu avec Cary Grant, on a déjà là une fabuleuse carrière.
A ceux-ci, on se doit d'ajouter "Vacances romaines", "Sabrina" deux films charmants ainsi que "Le vent de la plaine" poignant mais non abouti. Quelle actrice ne rêverait pas d'avoir accroché ne serait-ce qu'un seul de ces films dans son curriculum vitae?
Voilà pourquoi lorsque Audrey s'en est allée, emportée par un cancer fulgurant, moi que généralement la mort des vedettes ne touche guère j'ai versé une petite larme qui aurait du être objectivement une plus grosse mais je n'avais pas encore totalement saisi le génie d'Audrey. Mais j'avais néanmoins compris qu'une partie du cinéma que j'aimais était mort ce jour là (même si je m'en doutais déjà) car dorénavant les comédies américaines se vautrent dans la mignardise et dans le moralisme mais sans le moindre pétillant et sans une once de charme.
Je remercie Dieu de m'avoir fait vivre à une autre époque que cette actrice car il aurait été difficile de ne pas tomber amoureux d'elle et cela aurait perturbé ma vie sentimentale.

Cadichon

Réédition

PS: J'ai volontairement oublié "Guerre et paix" même si Audrey joue une merveilleuse Natasha, mais Tolstoï très peu pour moi!

lundi, 11 septembre 2006

Drôle de drames

Ce soir j’avais décidé de me détendre en regardant un film pas trop compliqué le deuxième “Charlie et ses drôles de dames”. J’avais bien aimé le premier (bien supérieur à la série). Le film débute sur les chapeaux de roue avec une séquence pré-générique digne d’un James Bond féminisé. Puis plus rien.
J’ai en fait devant moi un film à sketches: les scènes se suivent tout en ayant un vague lien entre ellles, certaines sont carrément ridicules (la course de moto-cross parodiant Matrix sans susciter le sourire).
Finalement je me retourne vers le seul intérêt que peut inspirer ce film: je joue au blind-test tant les titres s’enchaînent. Je cale devant les titres trop modernes mais je reconnais entre autres le tube d’Irene Cara, "Who are you" des Who, un morceau des Beach Boys, la version originale de “Sleepwalk” des frères Farina il me semble qui fut admirablement reprise par les Stray Cats, “Freeze fame” de J.Geils Band, “Planète claire” des B-52’s.
Mais je ne regarde pas le film jusqu’au bout, tant il est grotesque sans être drôle. Espérons qu’il n’y en ait pas un troisième. Une soirée de perdue, ce n’est pas si grave.

Cadichon

lundi, 31 juillet 2006

Le maître du sommeil

Ce soir je m’endors sur la météo vers 20h40 et continue mon sommeil durant le début du téléfilm “Le maître du zodiaque”. Néanmoins une partie du son me parvient. Je me réveille vers 21h30 et décide de regarder jusqu’au bout cette caricature astrologique de polar.
Tous les acteurs sont mauvais car surjouant à l’exception de Anne Jacquemin égarée dans cette connerie qui fait de l’audience.
Pour réparer tout cela, il faudrait d’abord que Francis Huster soit exilé dans une mine de sels afin de racheter ses fautes artistiques. Que Claire Keim devienne mère de famille, cuisinière, informaticienne, agricultrice ou quelque chose dans le genre. Déjà là, ça ira mieux. Et pour terminer, il faut que le scénariste qui a créé cette histoire, qui a tout de même compris que cela manquait de métaphysique, de surnaturel, de puissance racinienne, arrête d’inventer un rebondissement à peine digne d’une balle de tennis.
Je ne regarderai pas l’épisode de la semaine prochaine, à la rigueur j’aimerais savoir qui est le coupable. Mais de là à me taper un épisode entier de cette daube (pas même de canard), non. Il n’est pas impossible que le coupable fasse partie des morts (puisqu’on n’est même pas sûr de qui est vivant, de qui est dans le caveau).
Moi je parie pour Natacha Lindinger (que je préférais largement en secrétaire de Burma mais bon, on n’a pas toujours un Malet sous la main) mais je m’en fous si ce n’est pas elle. Quand je pense que je n’ai toujours pas vu “Quatre mouches de velours gris” du maître Dario!

Cadichon

dimanche, 16 juillet 2006

Viande froide

Tombe sur une vieille carte postale publicitaire en faveur de 13ème rue, chaîne télé câblée. Cette publicité sous forme carte postale est illustrée par une photo d'une boucherie avec pour légende "Du 1er au 31 octobre, c'est une vraie boucherie sur 13ème rue." Et au cas où on n'ait pas bien compris, le texte au verso est là pour nous faire comprendre "Grande promotion aux rayons viande froide, chair à saucisse et hémoglobine sur 13ème rue. Un chapelet de programmes bien saignants vous a été préparé par notre boucher en chef. (......) Mettez votre tablier, ça va gicler!"
Je reste ébahi devant tant de bêtises concentrées. Premièrement une fois de plus les bouchers qui ne font que tuer des animaux afin que nous les mangions (désolé pour les végétariens), sont mis sur le même plan que des tueurs en série ou monstres divers. Et surtout les oeuvres d'horreur sont réduites par ceux qui sont censés les promouvoir à un amas de meurtres et du sang à foison.
C'est nier d'emblée toute prétention artistique de cinéaste à ces auteurs. Car ceux qui ont vu ces films (les bons comme les mauvais) savent qu'il n'y a pas plus moralisateur que ce type de cinéma surtout quand il est anglo-saxon (le sexe c'est mal et l'on paye toujours sévèrement nos fautes). Et c'est rejeter toute dimension métaphysique, métaphorique, surnaturelle et religieuse à un style qui l'a souvent visé et parfois atteint. Si un film d'horreur ne doit être qu'un amas de cadavres (ce qui n'est pas loin d'être le cas actuellement), il perd d'emblée la moitié de ses spectateurs dont votre serviteur. Et pour ceux qui ne me croient pas, qu'ils sachent que les "Cannibal holocaust" ou "ferox", les "Psycho-sisters" donc les films les plus répugnants, désespèrent par leur extrémisme, une bonne partie du public notamment la gent féminine qui aime bien frissonner un petit peu mais pas vomir pour autant.
Par ailleurs cette publicité nous dit aussi que le sang c'est bien, jouissez sans entrave dans le thanatos ce qui illustre une vision consternante de l'humanité. Néanmoins par souci d'objectivité je suis allé vérifier la teneur des films d'horreur diffusés par 13ème rue: parmi ceux que je connais une version médiocre de l'excellent roman "Ca" de Stephen King, "Souviens toi l'été dernier 1 & 2", le premier étant très moyen, le deuxième un très mauvais thriller qui ne comporte aucun suspens pour ceux qui comme moi connaissent la capitale du Brésil, un reportage sur Francis Heaulme (là on touche à la vraie horreur celle qui nous rappelle que les scénaristes de films de terreurs n'inventent pas grand chose) et d'autres films essentiellement européens que je connais pas et qui doivent faire partie du standard habituel. Bref le programme de 13ème rue n'a rien d'original dans l'horreur si ce n'est que ce mois-ci, il n'y avait que ça le soir. Et donc la publicité est une provocation sanguinolente qui ne convaincra pas un spécialiste de film d'horreur de s'abonner si celui-ci est connaisseur et qui de surcroît, ne peut que choquer le pékin moyen et la mère de famille. Donc cette publicité est débile puisqu'elle peut déclencher un tollé sans gagner de clients.

Cadichon

dimanche, 28 mai 2006

Le festival de Cannes

A part le flingage (sans doute mérité) du Da Vinci code, il semble que le cirque fait autour du festival de Cannes soit moins bruyant cette année. Pas de films hués par une poignée de privilégiés qui n'ont pas payé leur place. Et oui quand on ne paye pas sa place, on se comporte comme un gougnafier qui croit que tout lui est du, que tout doit être gratuit ad vitam aeternam. Je pense à tous ces braves types qui seraient prêts à donner beaucoup pour aller voir ses films, pour être de la fête. Si on invitait les gens du peuple, ils ne se permettraient pas de chier sur ce qu'on leur offre.

Cadichon

samedi, 27 mai 2006

Da vinci conne

On parle du “Da vinci code” depuis plusieurs mois, le livre puis le film. Un ami m’a envoyé par couriel une critique acerbe intitulée “Da vinci daube”. Je n'ai jamais compris pourquoi lorsque l’on veut dire du mal d’une oeuvre, on emploie le terme de daube. Car la daube notamment de canard, j’adore ça.
Bon revenons à quelque chose de plus sérieux. Ce livre nous sort plusieurs hypothèses religieuses allant toutes vers la même direction: l’arianisme soit un Jésus homme uniquement homme (ah cette Trinité et cette transcendance, si dures à comprendre et si peu dans l’air du temps). Le tout justifié par le mariage de Marie-Madeleine et de Jésus. Et ceci basé principalement sur le fait que dans les quatre Evangiles il n’est pas précisé qui se marie aux noces de Cana. On pourrait supposer que si cela ne figure pas c’est que Mathieu, Marc, Luc et Jean ont pensé que cela n’était pas important comparé à la transformation de l’eau en vin et de la multiplication des pains.
Ben non pour Dan Brown, cela signifie que Jésus et Marie-Madeleine vivaient ensemble. Alors que les historiens spécialisés, pas forcément chrétiens, sont sûrs à 90% que Jésus était célibataire. Mais évidemment les 10% restent ouverts aux charlatans.
Par ailleurs c’est la deuxième fois que la sublime Audrey Tautou s’égare dans un film à la moralité douteuse (“L’auberge espagnole” oeuvre qui montrait le refus de l’altérité).
Autre chose que j’ai appris cette semaine, il est sorti cette semaine une adaptation pornographique sous le titre “Da Vinci load” (ne comptez pas sur moi pour faire un lien). Pour une fois la version X d’un film est moins scandaleuse que le film. Je ne sais pas si nous devons nous en réjouir.

Cadichon

jeudi, 25 mai 2006

Eloge du merdeux

Vois "La petite Lili" de Claude Miller. La première partie est plaisante malgré l'idéalisation d'un merdeux. La deuxième est interminable, épouvantable de narcissisme, complaisante à l'égard du milieu du cinéma, milieu parfait. L'idéalisation du merdeux est une chose épouvantable. On nous montre des adultes de vingt-cinq ans passer leur temps à geindre, à se plaindre de tout, de ne pas être compris alors qu'ils ne font pas le moindre effort envers les autres. Ces merdeux qui montrent qu'ils sont incapables de donner quoi que ce soit, qui veulent tout prendre sans rien donner bref qui se comportent comme des égoïstes parfaits, sont présentés comme l'avenir souhaité du monde.
Tout cela parce qu'ils sont censés être des rebelles. Putain c'est exactement le contraire. Être rebelle ce n'est pas réclamer un confort bourgeois en espérant ne rien avoir à fournir pour mériter ce confort. Un rebelle agit et ne geint pas en attendant tout des autres. Un rebelle peut être pur à l'inverse d'un petit con qui ne pense qu'à son intérêt personnel. Ceux qui se plaignent que tout ne leur tombe pas dans la bouche sont des enfants qui ne trouvent pas normal qu'à un moment de leur vie on leur demande de devenir adulte. Comme ils sont flattés médiatiquement, ils sentent en plus qu'ils ont le droit de donner des leçons de morale au reste de l'humanité, humanité pour laquelle ils n'ont pas beaucoup d'estime car elle n'a pas tout fait pour subvenir à leurs besoins. Un narcissisme doublé d'un crétinisme voilà ce qui nous est montré comme la perfection des jeunes par les médias. Comprenez que cela rende certaines personnes allergiques aux jeunes qui fort heureusement, pour l'essentiel ne sont pas comme cela. Le jeunisme est une connerie absolue, un racisme basé sur l'âge.

Cadichon

PS: Et en plus Claude Piéplu est mort aujourd'hui.

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