lundi, 13 août 2007

Devoir de vacances: memento.

En cet été littéraire, il faut faire travailler ces méninges.

Ne pas confondre Jim Thompson (auteur de romans noir dont "Coup de torchon") avec Chester Thompson (batteur noir chez Zappa et chez Weather Report). Ne pas confondre Chester Thompson avec Chester Himes (auteur de romans noirs dont "La reine des pommes"). Ne pas confondre Chester Himes avec Chester Williams (ex-joueur vedette des Springboks). Et ne pas confondre Chester Williams avec Charles Williams (auteur de romans noirs "Fantasia chez les ploucs" entre autres).

Je vais peut-être y arriver.

lundi, 06 août 2007

Décès cinématographiques

Des trois décès cinématographiques survenus la semaine dernière, on parlé surtout de celui de Michel Serrault. S'il fut un excellent acteur et de surcroît un homme respectable, ce qui n'est pas donné à tout le monde, il est à mes yeux, moins important que les deux autres. Mais proximité oblige.
Prenons d'abord Ingmar Bergman immense metteur en scène mais dont l'oeuvre est une profanation consciente du christianisme, une destruction systématique du sacré. Je préfère encore un Gurdjieff qui profane par ignorance ou par idiotie, incapable de distinguer ce qui peut être révélé à un non-initié de ce qui doit lui être caché.
Chez Bergmann pas de nuance, on piétine la mort («Cris et chuchotements»), on vénère l'adultère («Sourires d'une nuit d'été» où une jeune mariée perd sa virginité avec un autre homme que son mari), on pactise avec le Diable («Le septième sceau» où on emprunte au merveilleux de «Le songe d'une nuit d'été» pour mieux piétiner la foi.). La première fois que j'avais vu «Le septième sceau», j'avais été terriblement troublé. La deuxième fois j'y ai vu une oeuvre sans souffle. Je me demande où est le vrai: une oeuvre sataniste sans souffle, est-ce possible?
Quant à Antonioni, il est le moins italien des metteurs en scène venant d'Italie. Autant Fellini, De Sica, Visconti et même Risi et Rosi, ne peuvent se départir de leur origine (mais essayent-ils de le le faire?), autant Antonioni est presque gêné par cette langue. Il n'est donc finalement pas surprenant que son oeuvre la plus aboutie, ait été tournée à Londres en langue anglaise. «Blow up», quarante ans après, a conservé tout son charme. Sa lenteur poétique sert habilement son scénario. La scène du décryptage de la photo (qui dure bien dix minutes) par David Hemmings a inspiré plusieurs metteurs en scène (Brian de Palma dans «Blow out» hommage avoué et Dario Argento dans toute son oeuvre: notamment avec David Hemmings qui reprendra un rôle équivalent dans «Les frissons de l'angoisse»). Le reste de ses films, n'a jamais atteint ce niveau: «L'aventura» préocupation de gosses de riches, «Identification d'une femme» faux polar ennuyeux au possible, ne valent pas leur bonne réputation. Mais bon un chef-d'oeuvre, c'est déjà pas si mal.

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