dimanche, 25 juin 2006

Souffrance nécessaire

Dans "Par delà bien et mal", Nietzsche fait l'apologie de la souffrance et répond à ceux qui veulent l'abolir (bref aux épicuriens): "Vous voulez abolir la souffrance dans la mesure du possible et il n'y a pas de plus folle ambition. (....) Le bien-être tel que vous le concevez n'est pas un but, c'est à nos yeux un terme. (...) La culture de la souffrance, de la grande souffrance, ne savez-vous pas que c'est là l'unique cause des dépassements de l'homme?"
Et oui la fin de la souffrance, c'est la fin de l'histoire voire celle de l'homme. Festivus, festivus comme dirait Muray qui se navre que l'homme moderne se vautre dans un néo-hédonisme, néo car sans souffrance, sans conséquence des actes. Le vrai hédonisme est de droite à l'inverse de la doctrine épicurienne qui est de gauche.
Et non un hédonisme qui est devenu un mélange constant d'eros et de thanatos. Pour illustrer cela je ne vois pas de meilleur exemple que le film navrant "Basic instinct" succès interplanétaire basé sur un suspens éventé rapidement pour n'importe quel spectateur averti (ce qui n'empêche pas Jean Saada d'y voir du grand Nietzsche dans ce polar même pas sulfureux mais Jean a l'excuse d'être follement amoureux de Sharon Stone). L'hédonisme joint à Epicure et au thanatos, cela n'a aucun sens. Les trois ne peuvent aller ensemble sans créer quelque chose de nouveau que l'on ne saurait définir et qui peut avoir des conséquences terribles.

Cadichon

Commentaires

Eh Cadichon tu nous la remet chaque fois ta note!!
Et ta charade, c'est quoi la réponse ??

Ecrit par : Tiravue | dimanche, 25 juin 2006

Je réédite cette note
1) par fainéantise
2) parce que j'aimerais bien avoir un commentaire qui s'y rattache.

Quant à la charade, la solution semble facile.

Ecrit par : Cadichon | dimanche, 25 juin 2006

Cette apologie de la souffrance me fait penser à ce passage des Fioretti de saint François d'Assise (chapitre VIII) :


« Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : “Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? Et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ?”. Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : “Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ”. »

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Fdassise/fioretti2.html

Ecrit par : Sébas†ien | mardi, 27 juin 2006

Cadichon
Voici un lien vers la bonne souffrance de françois Copée:
http://www.poesies.net/francoiscopeelabonnesoufrance.txt

Ecrit par : Isabelle des Charbinières | mercredi, 28 juin 2006

Je vous suggère, néanmoins, une lecture de deux livres de Michel Onfray qui vous feront, peut-être, changer d'avis sur ce que vous définissez comme "hédonisme" et "épicurisme"... :

- "L'Art de Jouir"

et

- "La Sculpture de Soi" ...

Ne jugez pas sans avoir lu !

Ecrit par : Nebo | lundi, 21 août 2006

Monsieur Nebo, je crois que nous sommes d'accord sur rien mais votre ton me plait. Je vous invite donc à consulter le blog collectif auquel je participe, même si les emplois du temps réspectifs des "sociétaires" n'a pas permis qu'il est été alimenté ces temps-ci.

http://lamesseenmer.hautetfort.com/

Ecrit par : XP | lundi, 21 août 2006

Le votre aussi cher XP, (re)venez donc me rendre visite !!

Ecrit par : Isabelle des Charbinières | mardi, 22 août 2006

Ecrire un commentaire