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dimanche, 30 avril 2006
Une cause de la révolution française
Dans "L'ancien régime et la révolution", Tocqueville s'intéresse à la crainte qu'avait la royauté de la noblesse et qui questionnait les intendants: "Les gentilhommes de votre province aiment-ils à rester chez eux ou à en sortir?"
"On a la lettre d'un intendant répondant sur ce sujet; il se plaint de ce que les gentilhommes de sa province se plaisent à rester avec leurs paysans, au lieu de remplir leurs devoirs auprès du roi. Or, remarquez bien ceci: la province dont on parlait ainsi, c'était l'Anjou; ce fut depuis la Vendée. Ces gentilhommes qui refusaient, dit-on, de rendre leurs devoirs au roi, sont les seuls qui aient défendu, les armes à la main, la monarchie en France, et ont pu y mourir en combattant pour elle; et ils n'ont dû cette glorieuse distinction qu'à ce qu'ils avaient su retenir autour d'eux ces paysans, parmi lesquels on leur reprochait d'aimer à vivre."
Je ne cite pas ce texte pour idéaliser la révolte vendéenne (je pense comme De Maistre que l'on ne pouvait pas prendre les armes même contre le gouvernement de Robespierre quand le pays était assailli de toutes parts). Mais pour montrer que l'absence de lien entre le peuple et l'aristocratie, fut l'une des causes de cette révolution. Et que lorsque ce lien existait encore, l'intendance le reprochait à l'aristocratie.
09:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
C'est un peu ce qu'illustrait l'excellent film (opinion personnelle) : "ridicule"
Ecrit par : Zorglub | dimanche, 30 avril 2006
Un article intérressant
http://patrickferner.hautetfort.com/
Ecrit par : Isabelle des Charbinières | lundi, 04 décembre 2006
Le héros d’Uderzo choisi par la Défenseure des enfants pour promouvoir la convention de 1989 est jugé « trop gaulois ».
ASTÉRIX, ambassadeur contesté de la cause des enfants ? Le célèbre Gaulois serait justement jugé un peu trop… gaulois pour défendre leurs droits. La Défenseure des enfants, Mme Dominique Versini, l’a pourtant choisi en avril pour promouvoir la convention des Nations unies sur ce thème.
Au premier rang des mécontents, Jean-Pierre Rosenczveig, président de la section française de Défense des enfants international (DEI). Pour lui, « Astérix ne représente pas suffisamment la société française telle qu’elle est aujourd’hui ». Dans un communiqué, son association dénonce même le symbole d’un « bras séculier… Résistant aux envahisseurs » mal choisi pour défendre une France « aspirant à une coexistence pacifique des diversités qui la composent ».
A lire aussi : L'édito d'Anne Kling sur ce sujet
Ecrit par : Pierre | samedi, 02 juin 2007
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